Médaille de la Reconnaissance

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Médaille de la Reconnaissance

Message  Admin le Mer 3 Déc - 10:45

Médaille de la Reconnaissance

Sources:
http://www.algerie-consulat-general-75.org/


Au nom du Président de la République

Des militants français amis de l’Algérie reçoivent “la médaille de Reconnaissance”

Par : EL MOUDJAHID Le : samedi 14 janvier 2006

Le consulat général d’Algérie à Paris a remis vendredi soir la médaille de Reconnaissance fraternelle à 37 militants français, anciens membres des réseaux de “Porteurs de valises” et du collectif des avocats du FLN. “Vous êtes de la trempe des héros», a dit à ces militants le consul général d’Algérie à Paris, M. Meziane Cherif, en leur remettant, au nom du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, “une médaille de reconnaissance fraternelle” pour leur soutien actif à l’Algérie durant la guerre de libération. Dès 1955, des intellectuels, ouvriers, prêtres, artistes, universitaires et de nombreux autres français issus de différentes couches sociales et de divers courants idéologiques s’étaient structurés dans particulièrement le "réseau Jeanson" puis le "réseau Curiel" pour soutenir le dispositif logistique du FLN. Parallèlement à ces réseaux de ‘’porteurs de valises’’, diverses autres formes de soutien à la Révolution algérienne se sont exprimées sur le terrain, dont la création du collectif d’avocats du FLN, avec notamment Jacques Vergès, Mourad Oussedik, Roland Dumas et Benabdallah. Pour rappel, quand le réseau de Francis Jeanson, soutenu par le prêtre Robert Davezies, fut démantelé en 1960, la relève fut assurée par Henri Curiel. En novembre 1957, Henri Curiel avait rencontré Francis Jeanson grâce à Robert Barrat, journaliste engagé contre le colonialisme et qui a reçu vendredi la médaille de reconnaissance ainsi que sa femme Denise. Le 20 octobre 1960, Henri Curiel est arrêté et emprisonné 18 mois à Fresnes. Sortant de cette prison, Curiel a alors envisagé de mettre son expérience affinée dans les milieux d’aide au FLN, au service de mouvements de libération similaires dans le monde. Il fut assassiné dans l’ascenseur de son immeuble à Paris, le 4 mai 1978.Grâce à vous, une large frange du peuple de France avait fini par comprendre que la colonisation n’avait pas, ne pouvait pas avoir d’effet bénéfique et qu’elle n’était en fait, dans le fond comme dans la forme, que le pillage organisé d’un pays au profit d’une infime minorité, avec comme corollaire, la paupérisation de tout un peuple et la négation de sa culture et de sa civilisation », a souligné le consul général d’Algérie à Paris. Sur ce point, l’avocat Jacques Vergès, en recevant sa médaille, a qualifié de “plaisanterie ingénue” le fait de dire que la colonisation a eu un rôle positif. Il a évoqué divers crimes coloniaux dont les cas de torture. Pour Me Vergès, se référant à la loi du 23 février 2005 qui glorifie la colonisation, “le regard colonial n’a pas disparu”. “L’amitié algéro-française ne peut se faire aujourd’hui que dans la clarté”, a-t-il ajouté. Me Vergès a aussi rappelé que “la Révolution algérienne a été pour nous (les avocats) une école d’internationalisme”. L’avocate Nicole Dreyfus, une des signataires de " l’Appel des douze " contre la torture, également médaillée vendredi, a souligné pour sa part que “les porteurs de valises ont posé la première pierre pour cette nouvelle relation entre l’Algérie et la France”. C’est ainsi dans une grande ambiance fraternelle, rassemblant vendredi Algériens et Français, “frères de combat” aux yeux de Bolo, une “porteuse d’espoir”, que la médaille de reconnaissance de l’Algérie a été remise à 37 militants des réseaux de soutien et d’avocats, dont Anne Leduc, Anne-Marie Parodi, Gérard Challiand, Blau Joyce, Georges Mattei, Peju Marcel, Anne Preiss, Rupp Marie-Joelle, et bien d’autres qui “avaient fait leur la cause algérienne”. Durant la cérémonie, animée par le consulat général en collaboration avec celui de Vitry, un message de l’Organisation nationale des moudjahidine et de son secrétaire général M. Said Abadou a été adressé aux amis de l’Algérie. Le message a souligné “l’impérieux devoir de mémoire”, celui “d’écrire l’histoire de cette époque difficile” mais en faisant “en sorte que les leçons à tirer de notre histoire commune soient un enrichissement pour l’avenir”. De nombreux invités des plus jeunes générations, des artistes et des entrepreneurs, étaient présents à ces retrouvailles fraternelles durant lesquelles, l’ambassadeur d’Algérie en France, M. Missoum Sbih, a rappelé que la “relation nouvelle” entre les deux pays se construit “sur la base des principes” que les amis de l’Algérie ont soutenus durant la guerre de libération nationale.


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